Un concert en acoustique sur les petites scènes de France, au plus proche de son public. C'est le principe de la tournée "Enfin seul... ou presque" que Patrick Bruel a entamé vendredi soir à Colombes. Trois jours seulement après, c'est donc sur la scène du théâtre du Puy que l'artiste posait ses valises, mardi soir, devant près de six cents spectateurs.
On pouvait être sceptique quant à la venue d'une telle pointure de la chanson française dans un cadre comme celui du théâtre municipal. Avec seulement six cents places disponibles, la seule certitude de l'avant-concert était que ce dernier allait bien correspondre à l'esprit intimiste voulu par l'artiste. Et effectivement, le concert de mardi soir offrait une proximité rare entre le chanteur et son public.
Ajoutez à cela un Patrick Bruel très doué pour chauffer une salle - il est vrai déjà passionnée - et vous trouvez la recette pour mettre le feu à une soirée et faire taire les plus pessimistes.De la "Place des grands hommes" à "Marre de cette nana" en passant par des morceaux plus récents comme "le Café des délices" et même de nouvelles création, l'effet Bruel est toujours le même : dans la salle, quelques femmes en pleur, d'autres en extase devant leur idole. Sur les balcons, quelques hystériques un brin nostaligiques qui crient encore "Patrick on t'aime", alternant parfois par un égoïste "Patriiick, je t'aime".
Bref, une manière de se rassurer et de démontrer que la Bruelmania a encore de beaux jours devant elle. De son côté, la saison cutlurelle du Puy-en-Velay réussi son coup de poker.